Aller au contenu principal
Organisation

Football des jeunes : 362 km pour une équipe, 60 km pour une autre

Brassage U13 : 362 km pour une équipe, 60 km pour une autre. Une simulation montre qu'une répartition plus équitable est possible.

Liz Garnier

Liz Garnier

Deux équipes d'un même brassage U13, mêmes règles, mêmes quatre journées. L'une cumule environ 362 km de déplacements. L'autre, environ 60 km. Pour les parents qui conduisent, les éducateurs qui encadrent et les bénévoles qui s'organisent chaque samedi, la différence se compte en heures et en euros.

À l'échelle de quatre journées de brassage U12/U13 dans le secteur Nord d'Ille-et-Vilaine, l'écart apparaît considérable. Une simulation alternative montre pourtant qu'il est possible de respecter les contraintes sportives tout en répartissant beaucoup mieux les kilomètres, et même d'en réduire le total. Pour les associations sportives, c'est une question d'organisation autant que de sport.

Quand le calendrier crée un rapport de 1 à 6

Le principe d'un brassage implique naturellement des déplacements. Personne ne demande que chaque équipe joue à côté de chez elle : c'est le jeu, et c'est aussi ce qui permet aux enfants de rencontrer d'autres clubs.

Le problème apparaît lorsque la charge est répartie de manière très différente entre les équipes d'un même groupe. Sur le calendrier analysé, quatre journées de brassage U12/U13 dans le secteur Nord d'Ille-et-Vilaine, les écarts sont considérables :

  • FC La Mézière/Melesse 2 : environ 362 km cumulés sur quatre journées ;
  • US Saint-Malo 2 : environ 60 km sur la même période ;
  • moyenne estimée du groupe : environ 188 km par équipe ;
  • écart entre les deux extrêmes : environ 302 km ;
  • ratio : environ 1 à 6.

Pour Melesse, le calendrier comprend notamment deux déplacements à Dinard sur quatre journées. Le détail des calculs équipe par équipe est consultable, avec la méthode et les distances retenues.

Petits véhicules jouets posés sur une carte routière dépliée Photo : RDNE Stock project — Pexels

Un sujet qui dépasse un seul club

Le sujet n'est pas de savoir si Melesse doit moins rouler et Saint-Malo davantage. La vraie question est de savoir si la contrainte peut être répartie plus équitablement entre toutes les équipes.

Ces kilomètres concernent des enfants de 12 et 13 ans, mais aussi les éducateurs, les bénévoles et les familles qui les accompagnent chaque week-end. Ils représentent du temps, du carburant, de l'organisation et parfois plusieurs voitures par équipe. Quand un club cumule six fois plus de route qu'un autre, ce n'est pas un détail logistique : c'est une charge qui pèse sur des bénévoles déjà très sollicités.

Le contexte renforce l'enjeu. La hausse du prix des carburants pèse sur les clubs amateurs, comme le rappellent le District de la Vienne de Football, Ouest-France ou RMC Sport. Les prix sont publics sur le site gouvernemental des carburants.

Peut-on faire mieux ? Oui, au moins en simulation

Pour vérifier que cet écart n'était pas inévitable, une simulation a été construite avec les mêmes 20 équipes et les mêmes principes de compétition :

  • 4 journées ;
  • 5 plateaux de 4 équipes ;
  • une seule apparition par équipe et par journée ;
  • une réception exactement par équipe ;
  • aucun adversaire rencontré deux fois.

En ajoutant un critère d'équité géographique, le résultat change fortement :

Indicateur Calendrier actuel Simulation
Kilométrage total des 20 équipes ≈ 3 770 km ≈ 3 231 km
Équipe la plus sollicitée ≈ 362 km ≈ 186 km
Équipe la moins sollicitée ≈ 60 km ≈ 133 km
Écart max/min ≈ 302 km ≈ 53 km
Ratio max/min ≈ 6,0 ≈ 1,4

La simulation permettrait donc d'économiser environ 539 km, soit environ 14 % de déplacements en moins, tout en répartissant nettement mieux la charge entre les clubs. La proposition détaillée et la règle d'équilibrage sont publiées.

Le point important : l'équité ne se paie pas par un surcoût collectif. Dans la simulation, le total baisse en même temps que l'écart se resserre.

Une règle simple pour les prochains brassages

Une méthode plus robuste pourrait reposer sur quatre priorités, dans cet ordre :

  1. respecter les contraintes sportives ;
  2. garantir une réception par équipe ;
  3. éviter tout adversaire rencontré deux fois ;
  4. parmi les calendriers valides, minimiser d'abord le kilométrage de l'équipe la plus pénalisée, puis l'écart entre les équipes, puis le kilométrage total.

Autrement dit, il ne s'agit pas seulement de faire le moins de kilomètres possible au total. Il faut aussi éviter qu'une poignée d'équipes concentre l'essentiel de la contrainte. Minimiser seulement le total peut très bien produire un calendrier où certains roulent très peu et d'autres énormément.

Smartphone affichant un itinéraire de navigation dans une voiture Photo : Tima Miroshnichenko — Pexels

Ce que nous demandons

Nous sommes désormais à la quatrième journée. Il n'est donc pas question de demander une refonte du calendrier en cours. La demande est tournée vers les prochaines phases et les prochaines saisons :

  • connaître les critères utilisés pour générer et valider les brassages ;
  • intégrer un contrôle automatique des distances avant publication ;
  • garantir une répartition équitable des réceptions ;
  • éviter les doublons d'adversaires ;
  • signaler automatiquement les écarts kilométriques anormalement élevés.

Une question simple

À règles sportives identiques, pourquoi ne pas intégrer la géographie et l'équité kilométrique dans la génération des prochains calendriers ?

Aujourd'hui, les outils nécessaires existent. Les distances sont mesurables, les contraintes sont connues et des milliers de combinaisons peuvent être comparées très rapidement.

Le football amateur repose énormément sur l'engagement des familles et des bénévoles. Leur demander des déplacements est normal. Éviter les déplacements inutilement déséquilibrés devrait l'être aussi. Les aides financières aux clubs et aux bénévoles peuvent être nécessaires, mais elles ne dispensent pas de travailler en amont sur la réduction des kilomètres évitables : avant de compenser un coût, vérifions qu'il n'aurait pas pu être réduit par un meilleur calendrier.

Note méthodologique

Les distances présentées sont des estimations comparatives aller-retour, calculées de manière homogène à partir des communes de référence des clubs. Elles permettent de mesurer les écarts et de comparer deux organisations. Pour une publication institutionnelle définitive, elles peuvent être recalculées à partir d'une matrice routière officielle ou d'un service cartographique unique.

Les chiffres reposent sur le calendrier officiel du brassage (composition des journées et des plateaux), sur une méthode homogène de calcul des trajets entre la commune de référence de chaque club et celle du club recevant, et sur une simulation alternative documentée. Pour aller plus loin : analyse des déplacements par équipe et contestation et proposition de règle d'équilibrage.

Pour aller plus loin sur la vie d'une association sportive : impliquer les jeunes bénévoles et l'engagement des jeunes via l'appli.


Pour une association sportive, chaque déplacement évité ou mieux annoncé compte. Avec l'appli Asso en Direct, l'agenda partagé et les notifications push aident à prévenir adhérents et familles d'un lieu ou d'un horaire sans multiplier les messages.

Réservez votre démo pour voir comment centraliser la communication de votre association.

Cet article fait partie de notre guide pour les associations.

Prêt à simplifier votre communication ?

Rejoignez les associations qui ont adopté Asso en Direct.

Réservez votre démo